<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
	<channel>
		<title>Fil RSS de la Fondation Wyeth</title>
		<link>http://fondation2.eurographics.fr/rss.aspx</link>
		<description>Fil RSS de la Fondation Wyeth</description>
		<language>fr</language>
	    <image />
		<copyright>Fondation Wyeth</copyright>
		<lastBuildDate>17/05/2008 19:55:02</lastBuildDate><item><title>Allergies respiratoires : les infirmières scolaires aspirent à jouer un plus grand rôle !</title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=209</link><description><p align="justify">Le printemps signe le retour des allergies respiratoires ; pathologies face auxquelles les infirmières scolaires sont souvent en première ligne. Une enquête réalisée auprès de 149 infirmières scolaires entre septembre 2007 et janvier 2008, dont les résultats ont été rendus publics à l'occasion de la journée nationale de l'allergie le 20 mars dernier, a en effet révélé que 84 % de ces professionnelles ont déjà observé, chez les écoliers, des symptômes évoquant des allergies respiratoires.<br />
<br />
Ces symptômes sont dans 95 % des cas l'occasion de visites multiples des enfants à l'infirmerie. Face à ces rhinites allergiques, le sentiment qui prédomine chez les infirmières est celui de l'impuissance : deux tiers des professionnelles ayant participé à l'enquête avouent en effet se « sentir démunies ». Elles affirment notamment souffrir d'un manque d'information. La situation reste d'ailleurs à leur sens également mal appréhendée par les familles : pour 66 % des infirmières, les parents n'ont pas conscience de la maladie allergique de leurs enfants.<br />
<br />
Elles mesurent notamment cette absence de prise de conscience par le fait qu'elles ne sont que très rarement sollicitées (5 %) par les familles sur ces questions. Face à ce diagnostic, les infirmières scolaires estiment en majorité (75 %) que les pouvoirs publics devraient se mobiliser davantage sur le sujet des allergies respiratoires.</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=209</guid><pubDate>07/05/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Dyslexie : de la détection à la prise en charge, les enseignants en première ligne </title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=211</link><description><p align="justify">Thomas Edison, Léonard de Vinci ou Winston Churchill avaient au moins un point en commun. Ils souffraient de « dyslexie ». Ce petit rappel historique permet de souligner que ce « handicap » n'est pas la manifestation d'une déficience intellectuelle. Il n'est même possible de parler de dyslexie que lorsque sont mis en évidence des troubles de l'acquisition de la lecture, associés à des difficultés orthographiques, en l'absence de déficit intellectuel, de déficit sensoriel (visuel et/ou auditif) et de désordres affectifs graves. On parle alors de troubles spécifiques de l'apprentissage du langage écrit.<br />
<br />
On estime que 4 à 5 % des enfants souffrent de dyslexie, dont 1 % présentent une forme sévère. Il s'agit donc d'un véritable enjeu de santé publique, comme l'ont bien pris en considération les récentes politiques publiques mises en œuvre dans ce domaine.<br />
<br />
Quels sont les mécanismes en jeu dans la dyslexie et quelles en sont les conséquences immédiates ? Comment s'organisent le repérage, le dépistage et la prise en charge ? Quelles sont les erreurs à éviter afin que ce handicap n'ait des répercussions majeures dans l'avenir de ces enfants ?<br />
<br />
<strong>Processus d'apprentissage de la lecture</strong><br />
Il convient de rappeler que l'apprentissage de la lecture se déroule schématiquement en trois phases : - au cours de la phase de « pré-lecture », l'enfant peut reconnaître un nombre restreint de mots, qu'il a « photographiés » ; - au cours de la phase « alphabétique », l'enfant apprend le « code » du langage écrit, c'est-à-dire les correspondances entre les lettres et groupes de lettres et les sons, l'association des consonnes et des voyelles, la séparation et la liaison des syllabes ; - au cours de la phase « orthographique », l'enfant identifie les mots sous la forme d'unités orthographiques.<br />
<br />
Parallèlement à ces différentes phases d'apprentissage de la lecture, les travaux de neuropsychologie ont montré que nous utilisons deux voies pour lire : - soit la stratégie de l'assemblage, qui consiste à identifier chaque lettre et chaque syllabe ; - soit la stratégie de l'adressage, qui consiste à reconnaître automatiquement un mot depuis longtemps identifié.<br />
<br />
<strong>Les différentes formes de dyslexie</strong><br />
On teste la bonne maîtrise de la technique de l'assemblage en plaçant les enfants et les adultes devant un mot nouveau, tandis qu'on teste la bonne maîtrise de la technique de l'adressage devant des mots où est rompue la correspondance entre la lecture phonétique et la prononciation réelle (exemple : « femme » se lit « fame »). <br />
<br />
Dans la majorité des cas, les enfants dyslexiques ne parviennent pas à maîtriser la phase alphabétique, et par conséquent la voie de l'assemblage. La dyslexie résulte alors de difficultés à décomposer et à manipuler les unités phonologiques du langage que sont les syllabes et les phonèmes. On parle de « déficit de la conscience phonologique », de « dyslexie dysphonétique ». La dyslexie peut également dans des cas plus rares concerner la stratégie d'adressage de la lecture, on parle alors de dyslexie dyséidétique.<br />
<br />
<strong>Les chinois aussi !</strong><br />
L'origine de la dyslexie est mal connue : des antécédents familiaux peuvent être mis en évidence, tandis que l'on observe une plus grande fréquence de ce trouble chez les garçons. Pour préciser ces données, le projet de recherche Genedys a été lancé notamment par l'INSERM, le CNRS et l'Institut Pasteur. On observera par ailleurs que certains ont pu vouloir mettre en cause certaines méthodes pédagogiques d'apprentissage de la lecture pour expliquer la dyslexie. Enfin, des différences existent selon les langues, mais la dyslexie existe dans toutes les cultures, y compris dans les langues logographiques comme le japonais ou le chinois, puisque l'apprentissage de la lecture passe d'abord par l'utilisation d'une écriture alphabétique ou syllabique. On observe cependant que plus la correspondance entre l'écrit et l'oral est grande, plus le risque de dyslexie est réduit.<br />
<br />
<strong>Un trouble longtemps invisible</strong><br />
Les difficultés d'apprentissage de la lecture qui se traduisent concrètement par des confusions entre certaines lettres conduisent souvent les enfants à l'échec scolaire. Cependant, les causes d'échec scolaires étant très nombreuses, le dépistage spécifique de la dyslexie est difficile pour les enseignants, comme pour les parents. Par ailleurs, pour « compenser » leur handicap les enfants dyslexiques s'aident des mots qu'ils ont réussi à identifier : ces derniers leurs permettent de saisir le sens général de certains textes, ce qui masque temporairement leurs difficultés, dont les conséquences ne se manifestent alors que plus tardivement, à l'heure où la prise en charge se révèle moins efficace.<br />
<br />
<strong>Alerte dès la maternelle</strong><br />
Dans le plan d'action dédié à l'amélioration de la prise en charge des troubles sélectifs de l'apprentissage de la lecture, l'accent est mis sur l'importance dès l'école maternelle des « actions de prévention et de repérage des enfants présentant des signes d'alerte ». Les actions : - reposent sur la mise en évidence de symptômes de trouble du langage ; - s'appuient sur la connaissance individuelle par le maître de chaque élève. Dans les cas les plus graves, un programme personnalisé d'aide et de progrès peut être décidé.<br />
<br />
<strong>Du repérage au diagnostic</strong><br />
Le dépistage de la dyslexie n'intervient spécifiquement que vers l'âge de sept ans, lorsque peut être écartée l'hypothèse d'erreurs normales d'apprentissage. Il convient alors de distinguer : - le repérage, fait par le professeur aidé d'un membre du réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), souvent le psychologue scolaire ; - le dépistage, réalisé grâce à toutes les informations fournies par la famille, par l'enseignant, le membre du RASED et un médecin de l'Education nationale ; - et le diagnostic qui est posé par des professionnels de santé spécialisés.<br />
<br />
<strong>Des indices essentiels </strong><br />
Le repérage précoce par les enseignants ou par les parents s'appuie sur des indices. Dans ce cadre, des signaux très clairs doivent alerter les parents et les enseignants face à des difficultés d'acquisition de la lecture : - l'enfant est « lent » ; - il a des difficultés à recopier un texte ; - il ne parvient pas à appliquer des règles qu'il connaît ; - et plus particulièrement il existe une nette différence entre le niveau de maîtrise du langage, l'enfant est vif à l'oral et il acquiert un niveau de lecture plus important surtout à haute voix.<br />
<br />
Plus rarement, d'autres signes d'alerte peuvent exister, tels que : - des troubles de l'orientation spatiale ou temporelle ; - des troubles du langage avec inversion des phonèmes, peuvent être repérés dès la maternelle ; - des troubles de la perception du rythme de la lecture.<br />
<br />
On soulignera que l'une des difficultés dans l'établissement du diagnostic réside dans l'existence de troubles psychologiques chez les enfants dyslexiques, qui sont souvent la conséquence de leur handicap, mais qui peuvent être confondus avec des troubles à l'origine des difficultés scolaires.<br />
<br />
<strong>L'école doit répondre aux besoins des enfants dyslexiques</strong><br />
Les enfants souffrant de dyslexie doivent, en majorité, pouvoir suivre une scolarité dans un cadre normal. Des stratégies pédagogiques diversifiées, destinées à compenser le handicap de l'enfant, se révèlent alors nécessaires. Il s'agit par exemple de : - tenir compte des difficultés orthographiques de l'enfant ; - privilégier les évaluations orales ; - lui fournir un abécédaire pour ses recherches dans le dictionnaire ; - accepter qu'il n'apprenne pas les règles de grammaire mot à mot ; - au collège, accepter l'utilisation de traitement de texte avec correcteur orthographique ; etc. Ce travail sera facilité grâce à la sensibilisation des autres enfants. Cette approche permet le plus souvent aux enfants de suivre une scolarité normale et de voir leurs difficultés s'amoindrir, voire disparaître. <br />
<br />
<strong>Illettrisme</strong><br />
Dans les cas plus sévères, la scolarisation en classe ordinaire peut faire l'objet d'un projet d'accueil individualisé (PAI) et/ou de l'intervention des membres du réseau d'aides spécialisées et/ou de professionnels extérieurs (orthophoniste, psychomotricien, médecin). Les élèves pourront, en outre, bénéficier de conditions spécifiques lors des examens (aide d'une assistante, obtention d'un tiers temps). Dans les formes les plus sévères, la scolarité peut se faire dans une classe spécialisée en établissement ordinaire, voire dans une classe spécialisée en établissement spécialisé. Il faut cependant veiller à l'orientation dans des établissements non adaptés à l'enfant (établissements dédiés aux enfants atteints de troubles psychomoteurs, intellectuels, psychiatriques...), qui pourraient totalement interrompre son apprentissage et le marginaliser. Cette situation, comme le dépistage trop tardif, peut se révéler dommageable et conduire, dans certains cas, à l'illettrisme à l'âge adulte.<br />
<br />
<strong>A la maison, l'attention est toujours de mise</strong><br />
Les parents ont également un rôle important à jouer, dans la détection comme dans la prise en charge et la rééducation de l'enfant. Ils doivent notamment veiller à : - valoriser ses progrès ; - éviter de le faire lire à haute voix ; - lui offrir les conditions optimales à la réalisation de ses devoirs, pour favoriser sa concentration ; - privilégier les exercices oraux ; - lui retranscrire à l'oral les consignes écrites ; - entretenir des relations étroites avec les enseignants.<br />
<br />
<strong>En progrès, mais peut mieux faire !</strong><br />
On soulignera que, si d'importants progrès ont été réalisés ces dernières années, les attentes sont encore nombreuses, notamment en matière de formation des enseignants, de coopération entre les professeurs, les parents et les équipes médicales, de nombre de consultations spécialisées ou encore d'information du grand public. Beaucoup évoquent également l'intérêt d'un dépistage plus systématique.<br />
<br />
Des nouvelles méthodes de rééducation tendent aujourd'hui à se développer et à obtenir des résultats prometteurs, telle celle initiée par l'Université Louis Pasteur de Strasbourg, qui repose sur une intégration multimodale de la parole. Ce projet, mis en place par deux équipes de recherche et une équipe clinique, est soutenu par la Fondation Wyeth.<br />
<br />
<u>Références :</u><br />
Guide Handiscol dédié aux troubles spécifiques du langage.<br />
Plan d'action pour les enfants atteints d'un trouble spécifique du langage, 2001.<br />
Le portail générique de l'orthophonie : <a target="blank" href="http://www.orthophonie.fr/">www.orthophonie.fr</a><br />
Association Coridys : <a target="blank" href="http://www.coridys.asso.fr/">www.coridys.fr</a></p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=211</guid><pubDate>07/05/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>La vente d'alcool pourrait être interdite à tous les mineurs </title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=208</link><description><p align="justify">Dans son rapport sur l'alcoolisme des jeunes, l'Académie de Médecine avait proposé en octobre dernier de rendre impossible la vente de boissons alcoolisée dans les stations services. Le gouvernement semble résolu à entendre cette proposition. Le Premier Ministre, François Fillon a en effet indiqué il y a quelques semaines à l'occasion du conseil interministériel dédié à la sécurité routière qu'il serait désormais impossible aux personnes de moins de 18 ans de se procurer de l'alcool dans les stations services.<br />
<br />
Les pouvoirs publics pourraient même choisir d'aller plus loin dans cette lutte contre l'alcoolisation des plus jeunes. Le ministre de la Santé a en effet indiqué qu'elle s'intéressait à la situation des pays dans lesquels la vente d'alcool est interdite « à tous les mineurs dans les circuits de distribution alimentaire ». Elle a même précisé qu'elle n'excluait pas d'emprunter une voie similaire en rendant impossible l'achat par les moins de 18 ans de boissons alcoolisées à emporter.<br />
<br />
Cette prise de position a également été l'occasion pour Roselyne Bachelot de rappeler sa ferme opposition à une légalisation du cannabis. A l'instar de ce qui a été développé dans le cadre du plan santé jeunes présenté il y a un mois, elle a souligné que face à ce produit elle était favorable à la mise en place de « stages de sensibilisation et d'information sur ses effets nocifs ».</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=208</guid><pubDate>07/05/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Le « respect » aux Forums Adolescences des académies !   </title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=206</link><description><p align="justify">L'un des objectifs des Forums des Académies organisés par la Fondation Wyeth était de prendre acte de la possible essentielle diversité du point de vue des lycéens de Montpellier, Caen, Paris, Bordeaux, Lyon sur trois sujets fondateurs que sont la santé, les solidarités et les autorités. Les réunions qui ont eu lieu au mois de mars jusqu'au début du mois d'avril ont cependant montré qu'au-delà de la richesse des points de vue, les jeunes partageaient en France une priorité commune, qui est celle de voir triompher le « respect ». <br />
<br />
C'est notamment dans le cadre des échanges sur le thème des autorités que cet enjeu s'est fait jour. Les élèves du lycée Jean Mermoz de Vire à Caen ont ainsi voulu mettre en évidence la relation entre l'amour et le respect, qui, selon eux, sont les fondements « naturels » de l'autorité. Les adolescents ont également souligné que la volonté de certains jeunes de s'affranchir, sans pourtant transgresser les règles de l'autorité, n'était pas nécessairement un « manque de respect » mais une volonté de faire face seul aux difficultés. Cette interrogation autour de la notion de respect était également au cœur des débats à Paris, le 18 mars. On a ainsi entendu les élèves du lycée professionnel Etienne Dolet proposer cette définition de l'autorité : « se faire obéir en respectant l'autre et en étant respecté » .<br />
<br />
Au-delà de cette demande incessante du respect, les adolescents ont proposé des approches différentes en ce qui concerne le thème de la santé. A Caen, la discussion s'est ainsi concentrée sur la façon dont le message autour des conduites à risque est diffusé. Les adolescents ont regretté qu'il se fasse uniquement sur un mode de mise en garde plus que d'information. Ils ont proposé pour dépasser cet écueil la création d'une journée de la santé des ados, qui inclurait la pratique sportive et les activités artistiques. A Paris, on a préféré aborder la question de la sexualité et celle de la difficulté du dialogue sur ce sujet avec les adultes</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=206</guid><pubDate>07/05/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Prise en charge du VIH chez la mère et l'enfant : l'évolution est positive   </title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=210</link><description><p align="justify">Il semble que l'on assiste depuis quelques années à un déblocage de la situation en ce qui concerne l'accès aux médicaments des patients dans les pays les plus pauvres du monde. Les agences onusiennes peuvent notamment se féliciter d'avoir marqué des points en ce qui concerne l'amélioration de la prise en charge des femmes enceintes et des enfants.<br />
<br />
<strong>« Progrès importants »</strong> Ainsi, 21 pays en voie de développement, parmi lesquels l'Afrique du Sud, le Bénin, le Botswana, le Brésil, la Namibie, le Rwanda ou la Thaïlande sont en passe d'atteindre d'ici 2010 un taux de couverture, pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, de 80 %. L'année dernière, selon l'ONUSIDA, seuls onze pays semblaient pouvoir prétendre atteindre cet objectif. En outre, on constatera que la proportion dans le monde de femmes enceintes séropositives qui ont bénéficié d'antirétroviraux pendant leur grossesse a progressé de 60 % entre 2005 et 2006.<br />
<br />
Une tendance plus encourageante encore s'observe en ce qui concerne la prise en charge des enfants séropositifs qui a augmenté de 70 % entre 2005 et 2006 : 75 000 enfants recevaient des trithérapies il y a trois ans, contre 127 000 l'année suivante. Ces chiffres ont donné au docteur Peter Piot, président de l'ONUSIDA l'occasion de se réjouir, en remarquant que ces progrès importants ont été enregistrés pour répondre aux besoins de traitements des enfants.<br />
<br />
<strong>12 millions d'orphelins du Sida en Afrique subsaharienne</strong> Mieux prises en charge, les conséquences de l'épidémie de Sida chez les très jeunes n'en restent pas moins particulièrement meurtrières. Selon les trois agences onusiennes, qui présentaient ce 3 avril de nouveaux chiffres, quelque 290 000 enfants de moins de 15 ans sont morts en 2007 contaminés par le virus du Sida, tandis que l'on compte 2,1 millions d'enfants séropositifs. Les orphelins du Sida sont pour leur part plus nombreux encore : 15 millions dans le monde, dont 12 millions en Afrique subsaharienne.</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=210</guid><pubDate>07/05/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Produits psycho actifs en France : quelles sont les tendances aujourd'hui chez les jeunes ?   </title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=207</link><description><p align="justify">Stéphane Legleye de l'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) et ses confrères de l'INSERM, du CNRS et de l'INPES ont compilé les résultats de « deux enquêtes scolaires » menées auprès de collégiens de 11, 13 et 15 ans, « une enquête auprès des adolescents de 17 ans et une autre menée en population générale » chez des adultes âgés de 18 à 25 ans. L'analyse de ces différentes études permet tout d'abord de confirmer que l'alcool est le produit le plus souvent essayé entre 12 et 17 ans. Dès 12 ans, l'expérimentation de l'alcool concerne 70,4 % des garçons et 62,5 % des filles, tandis que le cannabis a été très rarement goûté à la sortie de l'enfance (1,4 % par les filles et 3,6 % par les garçons).<br />
<br />
Entre 12 et 16 ans, la différence entre les sexes en ce qui concerne l'expérimentation diminue très nettement au cours du temps en ce qui concerne l'alcool, s'inverse pour le tabac (les filles à l'âge de 16 ans sont plus nombreuses à avoir déjà fumé que les garçons), mais se creuse face au cannabis. Cependant, à 17 ans, les auteurs observent que « la consommation de cannabis est (…) moins masculine que celle d'alcool ou que l'ivresse alcoolique qui peut s'ensuivre ». Cette analyse des différents niveaux d'expérimentation avant 18 ans indique enfin que « 12,3 % des jeunes de 17 ans disent avoir consommé au moins une fois » un produit illicite autre que le cannabis.<br />
<br />
<strong>Pour la première ivresse, on attend 15 ans.</strong><br />
L'étude permet également d'observer l'évolution depuis 2000. Si l'âge moyen de la première cigarette est plus précoce en 2005 qu'en 2000 (13,4 ans contre 13,7 ans), « la baisse du tabagisme quotidien est constante depuis la fin des années 1990 ». En outre, illustrant ce qu'ont évoqué ces derniers mois de nombreux reportages télévisés sur le "binge drinking" qui a été également l'objet d'un rapport alarmant de l'Académie de Médecine en octobre, les auteurs relèvent que « la fréquence des ivresses alcooliques a connu une hausse très nette entre 2003 et 2005 ». Cependant, ceux qui s'inquiètent de la progression des ivresses chez les très jeunes observeront avec un relatif soulagement que « l'âge moyen à la première ivresse » n'a pas varié entre 2000 et 2005 et reste de 15,1 ans. A l'instar de ce qui était signalé en novembre 2007 par le rapport de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), en ce qui concerne le cannabis, « la tendance est plutôt à la stagnation », bien que l'expérimentation se fasse un peu plus tôt (15,3 ans contre 15,1 ans aujourd'hui).<br />
<br />
<strong>La cocaïne progresse</strong><br />
Mais, parallèlement à tous ces indicateurs relativement encourageants, la forte progression de la cocaïne est de nouveau à déplorer, après les premières alertes de l'OEDT. A 17 ans, 3,5 % des jeunes Français ont déjà essayé la cocaïne en 2005, contre 0,9 % en 2000. En outre, cette expérimentation se poursuit entre 18 et 25 ans : les premiers usages sont plus fréquents dans cette tranche d'âge qu'à 17 ans, « soulignant que son expérimentation est inachevée à la fin de l'adolescence » relèvent les auteurs. Chez ces jeunes adultes, on observe par ailleurs entre 2000 et 2005 « une nette baisse des niveaux de consommation de tabac et d'alcool » et « une tendance à l'augmentation des usages réguliers » de cannabis, ce qui semble montrer que les messages concernant l'usage à risque de ce produit restent peu entendus. En guise de conclusion, les auteurs invitent à se pencher sur les différents profils de consommateurs en fonction des parcours sociaux et scolaires.</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=207</guid><pubDate>07/05/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Mars – Avril : Les Forums Adolescences dans les académies </title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=195</link><description><p align="justify">L'objectif de la Fondation Wyeth à travers l'organisation des Forums Adolescences est de permettre aux adolescents d'exprimer leurs attentes et d'échanger avec adultes et experts. L'organisation proposée cette année traduit une nouvelle fois de cette volonté. Le Forum National du 21 mai 2008 est en effet précédé de cinq <a target="_blank" href="http://www.forum-adolescences.com/DefaultForumRegions.aspx">Forums des académies</a> destinés à multiplier les échanges, non seulement entre les adolescents mais aussi avec les professionnels de l'éducation, de la santé, de la justice…<br />
<br />
C'est ainsi qu'en novembre 2007 a débuté une phase de réflexion. Il s'est agi pour chaque classe sélectionnée dans trois lycées de cinq académies (Bordeaux, Caen, Lyon, Montpellier et Paris) de se réunir avec leurs professeurs et un médiateur pour traiter l'un des trois thèmes choisis pour 2008. Ils ont ainsi pu être invités à s'interroger sur la question de la santé, en évoquant leurs appréhensions dans ce domaine ou encore leurs souhaits concernant les mesures de prévention. Leurs discussions auront pu dans d'autres groupes porter sur les autorités : on y a ainsi évoqué avec fougue la question de la famille, de l'école et des institutions politiques et morales. Un troisième thème, celui des solidarités qui englobe la question des exclusions ou encore de l'engagement humanitaire a ainsi été traitée avec passion.<br />
<br />
Aujourd'hui, les élèves se retrouvent au sein de Forums des Académies. Le Forum de Montpellier s'est déroulé le 5 mars, celui de Caen le 12 mars. Paris se déroulera le 18 mars, Bordeaux le 19 tandis que Lyon s'organisera le 4 avril. Il s'agit pour les lycéens de rendre compte de leurs réflexions et de débattre auprès d'experts locaux. En outre, deux rapporteurs vont être désignés dans chaque académie pour représenter leur académie au cours du Forum National. A.H.</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=195</guid><pubDate>31/03/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Tatouages et piercings : la France règlemente</title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=199</link><description><p align="justify">Le mercredi 20 février a été publié au journal officiel un décret encadrant la pratique des tatouages et des piercings. Il reprend une très grande partie des recommandations faites par l'Académie de médecine. Le texte interdit tout d'abord la réalisation de piercings et de tatouages chez les mineurs ne présentant pas d'autorisation écrite d'une « personne titulaire de l'autorité parentale ». Une information sur les risques éventuels devra en outre être délivrée à tous les clients, quel que soit leur âge. <br />
<br />
Seuls les salons dûment déclarés à la préfecture et engageant des personnels formés, selon des modalités qui devront être précisées par arrêté ministériel, seront autorisés à pratiquer piercings ou tatouages.Dans un second volet, plusieurs articles concernent le matériel permettant la réalisation du dessin ou le perçage : le texte indique clairement qu'il doit être « soit à usage unique, soit stérilisé avant chaque utilisation ». Les déchets sont considérés comme des « déchets de soins à risques infectieux » et doivent donc être détruits comme tels. Par ailleurs, alors que seuls existaient jusqu'à aujourd'hui des dispositions concernant les encres de tatouage, le décret rappelle les normes de sécurité élémentaires concernant ces produits et émet des dispositions similaires pour les piercings.<br />
<br />
Ces « bijoux » doivent être « fournis stériles dans un emballage hermétique qui en garantit la stérilité jusqu'à son utilisation » précise le texte, qui insiste également sur la « traçabilité » de ces objets. Le ministre de la Santé a en outre indiqué qu'un « système national de vigilance » allait être mis en place avec l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) afin que soient signalés l'ensemble des effets indésirables liés aux piercings et tatouages. « Cela nous permettra d'interdire des produits qui peuvent provoquer des réactions graves » souligne Roselyne Bachelot. A.H.</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=199</guid><pubDate>31/03/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Un plan santé jeunes</title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=197</link><description><p align="justify">Roselyne Bachelot, a présenté ce 27 février, à la Maison des Adolescents de Bobigny, les grandes lignes de son plan santé jeunes. Le premier axe de ce programme concerne la « lutte contre les conduites à risque ». Dans cette perspective, on soulignera notamment sa volonté de mettre en place des consultations « jeunes consommateurs » au sein des Centres de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), non seulement face au cannabis, mais aussi à l'alcoolisme. Le ministre souhaite en outre le développement et l'utilisation « d'un test de repérage de l'usage à risque de cannabis » et le lancement d'une « campagne média » à l'intention des jeunes générations qui se concentrera sur « les dangers immédiats d'une consommation d'alcool s'inscrivant dans une recherche d'ivresse ».<br />
<br />
Cette lutte contre les conduites à risque englobe également la question des habitudes alimentaires, et notamment la prévention de l'anorexie. Le ministre de la Santé envisage notamment de « rapprocher le rythme » des visites médicales professionnelles auxquelles sont soumis les mannequins, afin d'imposer à « tout organisateur de manifestation » l'obligation de « fournir un certificat d'aptitude des mannequins (…) datant d'un mois ».<br />
<br />
Dans un second volet, le plan Santé jeunes se consacre « aux besoins des jeunes les plus vulnérables ». A ce titre, la mesure la plus ambitieuse concerne le développement des maisons des adolescents. Le gouvernement se fixe l'objectif d'une maison par département à l'horizon 2010. De façon plus immédiate, Roselyne Bachelot souhaite réformer <a target="_blank" href="http://www.filsantejeunes.com/">Fil Santé jeunes</a>, afin que son numéro soit plus facile à mémoriser et que la gratuité concerne tous les appels, y compris ceux passés depuis un portable. <br />
<br />
Enfin, le Plan « Santé jeunes » déploie une série de mesures visant d'une part « à développer les activités physiques et sportives chez les jeunes » et d'autre part à renforcer leur autonomie face à la santé. Cette autonomie passe notamment par l'instauration d'un passeport santé et par l'accès à « une consultation annuelle de prévention sans avoir à faire l'avance des frais » entre 16 à 25 ans. A.H.</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=197</guid><pubDate>31/03/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Journée européenne des maladies rares : EURORDIS entendu </title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=196</link><description><p align="justify">A l'occasion de la première journée européenne dédiée aux maladies rares, le 29 février 2008, l'European Organisation for Rare Diseases (EURORDIS) a souhaité que se développent des informations de qualité sur les maladies rares. Cette priorité a été entendue par le site internet <a target="_blank" href="http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/index.php?lng=FR">Orphanet</a> qui a en effet choisi cette période pour lancer la nouvelle version. Les responsables du site soulignent que l'une des principales nouveautés du portail réside dans le fait que les visiteurs peuvent désormais « effectuer leur recherche en interrogeant des termes génériques ». De plus de nombreuses données sur les essais cliniques en cours et sur l'épidémiologie des maladies complètent ce site qui est déjà un outil de référence pour les patients et les professionnels de santé. <br />
<br />
Répondant pour sa part au vœu d'Eurordis de voir se «renforcer la collaboration européenne», l'Agence européenne sur les médicaments a profité de ce mois de février pour publier une nouvelle version de ses recommandations sur les essais cliniques chez l'enfant. Ces observations particulièrement importantes pour les familles touchées par une maladie rare, insistent sur l'importance de prendre en compte l'opinion des enfants et des adolescents avant le lancement d'un essai clinique, bien qu'ils ne puissent donner un consentement ayant une valeur légale. Elles rappellent aussi qu'au sein des comités d'éthique doivent régulièrement siéger des spécialistes de ces questions.<br />
<br />
Enfin, la nécessité de restreindre le plus possible l'éloignement des parents et la douleur est également soulignée. Les récents travaux de l'EMEA révèlent que dans ce domaine, les pays européens ont souvent opté pour des réglementations proches. On observera cependant que les recommandations spécifiques pour les essais chez les nouveaux-nés sont rares : elles n'existent qu'au Danemark et en Espagne. A contrario, le fait pour les parents de pouvoir saisir directement les comités d'éthique est possible dans de nombreux pays… mais pas en France. A.H. </p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=196</guid><pubDate>31/03/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Dossier : Quelle place pour les proches face au suicide ?</title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=200</link><description><p align="justify">Le nombre de suicides chez les moins de 24 ans a diminué de 40 % en dix ans. Ces résultats, certes encourageants, ne doivent cependant pas conduire à baisser la garde. La vigilance reste indispensable. Elle est de la responsabilité de tous les acteurs qui interviennent auprès des adolescents. <br />
<br />
Dans cette perspective, la position des proches, et plus encore celle des parents, est singulière. L'implication de la famille est en effet complexe. Elle est souvent protectrice : l'assurance de liens affectifs forts dissuade de passer à l'acte, tandis que la famille est souvent la première à pouvoir détecter certains signes inquiétants. Cependant, il est également vrai que certaines situations familiales spécifiques peuvent augmenter le risque suicidaire, tandis que le tabou que représente le suicide d'un proche limite l'action de l'entourage. De même, dans le cadre d'une prise en charge après une tentative de suicide, la prise en considération des proches est nécessaire, afin, notamment, de restaurer les liens familiaux, bouleversés par la crise suicidaire. Cette implication de la famille présente néanmoins certaines limites. <br />
<br />
<strong>Un rôle direct</strong> <br />
L'influence des proches face à une personne ayant « un projet sérieux de suicide » a été évaluée par une enquête. Plus de 15 000 personnes ont été contactées par courrier : 330 d'entre elles ont déclaré avoir déjà eu un projet de suicide. Le renoncement au suicide était majoritairement lié à plusieurs raisons et notamment à l'influence de l'entourage en particulier celle des amis et des partenaires sentimentaux. Cette influence des proches réside, d'une part dans le soutien qu'ils peuvent apporter, et d'autre part dans la force des liens affectifs, qui dissuadent de mettre fin à ses jours.<br />
<br />
<strong>Prévention : les proches au premier plan</strong> <br />
La prévention du suicide des adolescents doit être assurée par différents acteurs : les éducateurs et les professionnels de santé, la collectivité (à travers des campagnes de sensibilisation) et enfin les proches et les parents. L'efficacité d'actions ciblées à l'intention de ces derniers semble attestée. Une étude a ainsi été menée en Australie : un groupe de 300 parents d'adolescents, âgés en moyenne de 14 ans, a reçu une formation à la prévention. Des résultats positifs ont été obtenus, au sein de ces familles en termes de diminution du risque de suicide, de consommation de drogues et de délinquance. Au-delà de cette expérience, le dialogue entre les parents et les enfants autour de certains comportements dangereux, pouvant favoriser chez les ados à risque le passage à l'acte, la consommation d'alcool notamment, est souhaitable. Dans cette perspective, les experts réunis à l'occasion de la 4ème conférence de consensus de la Fédération Française de Psychiatrie ont souligné l'importance d'informer les parents de la prévalence de certains facteurs de risque. <br />
<br />
<strong>Situations à risque : les familles remparts ou repoussoirs</strong> <br />
Connaître les facteurs de risque permet aux familles de se mettre, si besoin est, en état d'alerte. Certaines situations sont cependant liées directement à l'entourage :<br />
<br />
- les conflits familiaux,<br />
- les difficultés économiques et sociales, <br />
- les problèmes de santé, notamment de santé mentale au sein de la famille, <br />
- les antécédents de violence ou d'abus, sont ainsi des facteurs de risque difficiles à appréhender par les proches. <br />
Dans d'autres situations, la famille peut plus aisément exercer sa vigilance : lorsque l'adolescent présente une maladie psychologique des comportements impulsifs et violents ou encore des troubles de l'identité sexuelle, la découverte de l'homosexualité augmentent très fortement le risque de passage à l'acte. <br />
<br />
Si elles ont conscience que l'adolescent présente un profil à risque, les familles devront être d'autant plus attentives à certains signaux inquiétants parmi lesquels : <br />
<br />
- la forte consommation de substances psycho-actives, <br />
- l'entrée dans la délinquance,<br />
- les changements brusques de comportements, <br />
- ou encore la tendance à la scarification. <br />
<br />
<strong>Une prise de conscience souvent au rendez-vous <br />
</strong>Attentives, les familles perçoivent fréquemment les signes envoyés par le sujet suicidaire, qui exprime souvent, de façon plus ou moins manifeste, son intention à ses proches. Une étude américaine a même révélé qu'il n'est pas rare que les mères ressentent plus « d'idéations suicidaires que les enfants n'en expriment réellement ». Face à ces « indices », l'action des familles est parfois freinée par le tabou que représente l'idée du suicide d'un proche et qui plus est celui d'un fils ou d'une fille. Dans de nombreux cas, elles n'hésitent cependant pas à agir : un appel sur sept aux centres de prévention du suicide émane ainsi des familles. <br />
<br />
<strong>Le rôle des proches en cas de tentative de suicide</strong><br />
Essentiel dans le cadre de la prévention, quel est le rôle des proches auprès des adolescents ayant déjà commis une tentative de suicide ? De plus en plus, l'importance d'une « alliance » entre les soignants et l'entourage est reconnue. <br />
<br />
<strong>Autour de l'hospitalisation</strong> <br />
Les liens entre les professionnels de santé et les proches seront d'abord destinés à dédramatiser le moment de l'hospitalisation. Ainsi, un temps de séparation est parfois imposé par les équipes médicales : utile pour permettre à chacun de « prendre du recul », cette séparation peut cependant être mal vécue et doit être expliquée. Il s'agit également d'éviter le rejet que peut susciter l'univers psychiatrique. Bien comprise, l'hospitalisation de l'adolescent peut être bénéfique pour tous et notamment pour les parents, qui voient leur sentiment d'isolement apaisé. Après la phase aiguë, les entretiens avec les parents et éventuellement la fratrie vont permettre :<br />
<br />
- de mieux comprendre la situation ayant précédé le passage à l'acte, <br />
- d'évaluer leurs capacités de soutien, <br />
- et de préparer le travail de liaison, après la sortie de l'adolescent. <br />
<br />
<strong>Permettre à la famille de se reconstruire<br />
</strong>L'implication de la famille est plus que nécessaire lorsque des difficultés avec l'entourage existaient avant la tentative de suicide. Des rencontres triangulaires entre les adolescents, les soignants et les familles sont à ce titre souvent préconisées. Elles peuvent contribuer à rétablir le dialogue. Il est d'une part, utile d'entendre la souffrance des parents, et d'autre part celle de la fratrie, voire des grands-parents. <br />
<br />
<strong>Après la crise</strong> <br />
Après la sortie de l'hôpital, le rôle des proches dans le suivi devient primordial, notamment dans ses dimensions pratiques. Ils veillent en effet : <br />
<br />
- à l'observance du traitement médicamenteux,<br />
- à l'assiduité aux rendez-vous fixés,<br />
- à l'éventuelle manifestation de nouveaux signes inquiétants. <br />
Il appartient également aux proches de veiller à réduire le plus possible l'accès aux armes à feux, aux munitions et aux substances toxiques. <br />
<br />
<strong>Des alliés incontournables</strong><br />
L'alliance entre les soignants, la famille et les adolescents permet d'augmenter l'efficacité du suivi. Plusieurs études ont ainsi démontré que, lorsque les protocoles de soins incluent la famille, le risque de récidive et de nouvelles hospitalisations diminue significativement. C'est l'hypothèse du docteur Françoise Chastang qui mène une étude sur « l'impact de l'alliance thérapeutique avec l'entourage dans la prise en charge des jeunes suicidants », soutenue par la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent. <br />
<br />
<strong>Les limites de l'implication des proches</strong><br />
Ces limites sont nombreuses. Elles peuvent être liées d'une part aux représentations associées à l'univers psychiatrique qui peuvent conduire les familles à refuser une prise en charge trop médicalisée. Par ailleurs, l'implication émotionnelle des proches rend parfois très difficile leur participation au suivi, notamment en raison de l'angoisse et de la culpabilité liées à l'état de santé de l'adolescent. Il appartient donc aux équipes soignantes de veiller à ne pas créer une confusion des rôles entre soignants et parents et surtout d'agir au cas par cas. L'ANAES insiste également sur l'importance de garantir l'indépendance de l'adolescent et de conserver la « valeur de refuge » de l'hôpital. <br />
<br />
Qu'il s'agisse de la prévention du passage à l'acte, de la détection de situations à risques ou encore de la participation au suivi après une tentative de suicide, les proches ont un rôle primordial à jouer. L'importance de leur implication ne doit cependant pas contribuer à aggraver leur sentiment de culpabilité, notamment lorsqu'ils n'ont pas su ou pas pu prévenir le passage à l'acte. <br />
<br />
<u>Références</u> :<br />
<br />
- 4ème conférence de consensus de la Fédération Française de Psychiatrie, octobre 2000, « La crise suicidaire, reconnaître et prendre en charge »<br />
- Agence nationale d'accréditation et d'éducation à la santé, « Prise en charge hospitalière des adolescents après une tentative de suicide, recommandations professionnelles», 1998<br />
- Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, « Suicides et tentatives de suicides en France », mai 2006<br />
- Xavier Pommereau, « L'adolescent suicidaire », édition Broché<br />
- Didier Drieu et Patrick Genvresse : « Enjeux et limites du travail thérapeutique avec l'adolescent suicidant en consultation ambulatoire », Dialogue, 2003<br />
- Communication du professeur François Besançon, au congrès de l'IASP (International <br />
- Association for Suicide Prevention), août 2007<br />
- Toumbourou JW, Gregg M. Impact of an empowerment-based parent education program on the reduction of youth suicide factors. J Adolesc Health 2002; 31 (3): 277-285</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=200</guid><pubDate>31/03/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item><item><title>Cannabis : l'expérimenter très tôt, probable signe de danger</title><link>http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=198</link><description><p align="justify">Ces dernières décennies ont vu l'émergence d'un autre regard porté sur le cannabis. L'idée qui avait longtemps prévalu selon laquelle cette substance était purement récréative a laissé la place à une perspective totalement différente ; la consommation de ce produit étant désormais considérée comme un véritable enjeu de santé publique. Ainsi, définir les situations les plus à risque d'addiction est une priorité pour les acteurs concernés. A cet égard, la précocité de l'expérimentation du cannabis représente un signe d'alerte. <br />
<br />
L'Institut national de prévention et d'éducation en santé (INPES) dans sa brochure destinée aux professionnels de santé et consacrée au « Repérage précoce de l'usage nocif du cannabis », souligne que les « consommations précoces avant 15 ans » doivent être considérées comme un facteur de risqued'usage nocif. En écho à cette mise en garde, plusieurs épidémiologistes ont récemment signé dans la revue « Médecine Science » une étude concernant « les usages de drogues des plus jeunes adolescents ».<br />
<br />
Interrogé le 19 février dernier par le quotidien Libération, l'un des auteurs de ces travaux, le sociologue et statisticien François Beck (Centre de recherche psychotropes, santé mentale, société) souligne comme donnée particulièrement marquante le fait que : « 58 % des jeunes de 17 ans qui déclarent avoir fumé leur premier joint avant 12 ans fument quotidiennement ». Cette consommation quotidienne ne concerne à l'inverse que « 3 % de ceux qui ont commencé à 16 ans ». Ces chiffres ne doivent cependant pas faire oublier, d'une part que l'usage avant l'âge de douze ans du cannabis est particulièrement rare, et d'autre part que ces consommations précoces n'induisent évidemment pas systématiquement une addiction future. A.H.</p></description><author></author><guid >http://www.fondation-wyeth.org/rss_view.aspx?id=198</guid><pubDate>31/03/2008 22:00:00</pubDate><comments></comments></item>
	</channel>
</rss>
