Au bout de trois années de travail, les porteurs de projets proposent un bilan des actions et des recherches menées.
Cette rubrique aura pour fonction de vous informer sur ces bilans au fur et à mesure de leur parution.
BILAN DES ACTIONS ET DES RECHERCHES MENÉES
| projet |
commentaires |
 |
PRALIMAP : Prévention de
l’obésité en Lorraine par
la promotion de l’alimentation
et de l’activité physique. |
Responsables scientifiques :
CNAM Lorraine (coordination administrative et financière, communication et pilotage du projet), CRES Lorraine (coordination, mise en œuvre et suivi des 3 axes d’intervention dans les lycées), Ecole de Santé Publique (coordination, mise en œuvre des mesures et évaluation du programme)
Public ciblé : lycéens lorrains suivis de la classe de seconde à la classe de terminale dans 24 lycées de Lorraine.
Objectifs :
- Une alimentation équilibrée
- L’activité physique
- Le dépistage et la prévention de l’obésité
- L’éducation thérapeutique
Améliorer les connaissances, attitudes et comportements des adolescents vis-à-vis de l’alimentation de l’activité physique et prévenir le surpoids et l’obésité au moyen de trois stratégies d’intervention appliquées isolement ou en association :
Développer les aptitudes individuelles ;
Dépister et prendre en charge les sujets à risque ;
Créer un environnement favorable.
|
|
| Prévention de l’obésité |
Responsable scientifique :
Marie-Laure Gavard-Perret, Professeur des universités à l’université Pierre Mendès France, Laboratoire CERAG Grenoble.
Objectifs :
- Identifier un certain nombre de facteurs de composition des messages préventifs de lutte contre l’obésité susceptibles de jouer sur l’efficacité et la performance des ces dernier en matière de changement d’attitudes et surtout de comportements
- En vérifier la pertinence dans le cadre particulier de la communication préventive alimentaire
Pour réaliser ces objectifs, nous nous proposons d’utiliser les connaissances acquises en marketing, et plus précisément en communication publicitaire, pour déterminer des critères de conception des messages de nature à influencer la performance des ces derniers, de manière à pouvoir ensuite construire une expérimentation de trois temps sur trois cibles différentes de jeunes. Ce plan d’expérience nous permettra de vérifier, dans une situation contrôlée, l’impact des caractéristiques de construction des messages retenus.
|
|
Rééducation de la dyslexie
par l’intégration multimodale
de la parole |
Responsable scientifique :
Elisabeth Demont, Université Louis Pasteur de Strasbourg.
En occident, 20 à 25 % des enfants présentent des difficultés d’apprentissage de la lecture. La dyslexie est un déficit spécifique d’apprentissage de la lecture chez des enfants scolarisés ne présentant pas par ailleurs d’handicap sensori-moteur ou mental.
Sur la base de ce constat, l’étude, menée par deux équipes de recherches et une équipe clinique consiste d’une part à étudier dans une prospective développementale et clinique l’intégration audito-visuelle de la parole, et d’autre part évaluer chez les jeunes dyslexiques une nouvelle méthode d’entrainement de l’intégration du traitement visuel de la parole visant à améliorer le traitement phonologique.
Objectifs :
- étudier l’intégration audito-visuelle de la parole,
- évaluer chez les patients dyslexiques une nouvelle méthode d’entraînement de l’intégration du traitement visuel de la parole visant à améliorer le traitement phonologique.
Le programme de recherche en adéquation avec cette étude comporte trois volets : une rééducation expérimentale, une étude développementale, et une étude comparative de dyslexiques et lecteurs.
|
|
Mise en place d’un Réseau
Européen d’Etude
de la personnalité
borderline à l’adolescence |
Responsable scientifique :
Pr. Maurice Corcos, chef du département de psychiatrie de l’adolescent et du jeune adulte, Institut Mutualiste Montsouris- Paris.
Le trouble de la personnalité borderline débute à l’adolescence. C’est le plus fréquent de tous les troubles de la personnalité avec une prévalence estimée à environ 2 % de la population générale et aux alentours de 10 % de la population adolescente. Elle atteint entre 15 et 20 % de l’ensemble des patients consultant en psychiatrie.
La prise en charge est longue et difficile, elle reste peu codifiée. Une meilleure connaissance de ce trouble chez l’adolescent permettrait un repérage plus précoce et systématique, une prévention plus efficace, une prise en charge spécifique et une meilleure évaluation du risque suicidaire.
Objectifs :
• Mieux comprendre et identifier les mécanismes à l’origine du trouble borderline.
• Identifier les caractéristiques psychopathologiques spécifiques au trouble borderline de l’adolescent.
• Étudier la façon dont le diagnostic évolue dans le temps et lors du passage à l’âge adulte.
• Mesurer l’impact des différentes modalités de prise en charge.
|
|
Anorexie mentale
de l’adolescent et hospitalisation
Améliorer la prise en charge
et prévenir les complications |
Responsable scientifique :
Dr Nathalie Godart, Département de Psychiatrie, Institut Mutualiste Montsouris à Paris.
Les risques liés à l’anorexie mentale sont majeurs, avec des taux de mortalité et de morbidité considérables dans les cas les plus graves pour lesquels, compte tenu de l’état physique et psychique des patients, l’hospitalisation s’impose.
Quel est le devenir de ces patients ? Peut-on identifier des facteurs de pronostic, et adapter en conséquence les soins hospitaliers et ambulatoires post-hospitalisation proposés aux adolescents les plus gravement atteints ?
Objectifs :
• Évaluer le devenir physique, psychique et social, à long terme, de sujets anorexiques hospitalisés 5 à 10 ans auparavant.
• Apprécier l’intérêt qu’a eu, pour eux, l’hospitalisation.
• Contribuer aux réflexions sur les modalités de soin hospitaliers et ambulatoires post-hospitalisation.
• Contribuer à dépister et prévenir les risques de santé à long terme liés à cette pathologie.
|
|
L’alliance thérapeutique
avec l’entourage
dans la prise en charge
des jeunes suicidants |
Responsables scientifiques :
Dr Chastang (service de psychiatrie adulte du CHU de Caen), Dr Abadie et le Pr Baleyte (service de pédopsychiatrie du CHU de Caen).
La Basse-Normandie est une région particulièrement touchée par la problématique suicidaire et il n’existe à ce jour que peu d’études portant spécifiquement sur l’évaluation et la prise en charge des suicidants. Cette évaluation aujourd’hui incontournable, contribue à mettre en évidence des éléments clés pour l’amélioration des prises en charge.
Objectif :
Mieux repérer les éléments déterminants dans l’alliance thérapeutique avec le jeune suicidant âgé de 13 à 35 ans, avec l’hypothèse qu’une alliance précoce et de qualité entre le jeune suicidant, son entourage, et les soignants, a un impact positif à court et à moyen terme sur le devenir de ce patient.
Les apports de cette étude seraient donc multiples : meilleure connaissance de la structure familiale des jeunes suicidants, amélioration de leur prise en charge et de celle de leur entourage avec diminution des réitérations suicidaires et de la mortalité précoce, renforcement du dispositif régional de prise en charge des jeunes suicidants et amélioration du dépistage de la dépression dans cette population spécifique.
|
|
Cannabis et adolescence :
peut-on prédire les risques ? |
Responsable scientifique :
Pr Marie-Odile Krebs, psychiatre, Hôpital Sainte-Anne à Paris.
L’adolescence est une période de prédilection pour s’initier à l’usage de la drogue : l’âge moyen de la première prise de cannabis est de 16 ans, 25 % des étudiants ont fumé plus de 10 fois du cannabis dans leur vie et 18 % de façon régulière (au moins une fois par semaine), avec une consommation qui se situe principalement pendant leurs années de lycée.
Il est aujourd’hui démontré que la consommation de cannabis à l’adolescence augmente le risque de survenue de troubles psychiatriques. Ce risque n’est cependant pas le même pour tous les individus. D’où ce projet qui, à partir des effets ressentis lors de la première prise, cherche à déterminer quels sont les facteurs de vulnérabilité individuelle aux effets du cannabis dans une population non clinique d’adultes jeunes.
Objectifs :
• Dépister les sujets « hypersensibles » au cannabis en étudiant les réactions à la première prise.
• Déterminer dans quelle mesure cette hypersensibilité serait associée à un terrain génétique et /ou psychopathologique particulier.
• Déterminer les facteurs de vulnérabilité aux effets du cannabis sur la base des effets subjectifs des premières expériences, en fonction notamment des traits de personnalité et de certains marqueurs génétiques.
|
|
Dépistage des adolescents
à risque, notamment suicidaires |
Responsable scientifique :
Dr Philippe Binder, médecin généraliste coordinateur du groupe ADOC composé d’un psychiatre et de dix-sept généralistes libéraux de Charente-Maritime.
Les adolescents à risques et/ou suicidaires parlent très rarement spontanément de leur mal-être à leurs généralistes. Ceux-ci, à l’occasion de consultations sur
« d’autres sujets » peuvent cependant repérer des signaux d’alerte. Le référentiel conçu par un groupe de médecins et coordonné par le Dr Philippe Binder, est un outil de repérage précieux. L’étude SOCRATE - Suivi et Observations en Consultation du Ressenti de l’Adolescent, du Thérapeute et de l’Entourage- permet d’apprécier les réactions et la réceptivité des adolescents reçus par les médecins généralistes utilisant ce référentiel.
Objectifs :
• Objectif principal : étudier l’influence d'un référentiel professionnel d'ouverture et de dépistage mis en oeuvre par le médecin généraliste auprès des adolescents en consultation courante.
• Objectif secondaire : mesurer l'influence du tiers accompagnant pour développer un outil de prise en compte de ce tiers.
|
|
Détection des troubles
psychiques émergents à
l’adolescence et retour à la scolarité |
Responsable scientifique :
Dr Guy Gozlan, psychiatre, directeur du réseau de santé PREPSY. En partenariat avec le réseau de santé PREPSY et la Fondation Santé des Étudiants de France, en particulier son « Relais Étudiants Lycéens ».
Par son organisation et sa finalité, l’école peut révéler chez certains adolescents des vulnérabilités parfois symptômes de troubles psychiques sous-jacents. Or, une détection précoce de ces troubles, dont l’absentéisme scolaire est souvent l’un des indices, permettrait d’en réduire la gravité et de retarder l’entrée dans des formes plus sévères. La pratique montre cependant qu’il est difficile de détecter le problème médical caché derrière des difficultés scolaires.
Ce projet de recherche-action vise à évaluer les effets de la mise en place d’un programme de formation destiné aux médecins et infirmières scolaires de Paris, pour leur permettre de mieux détecter des troubles psychiques émergents à partir de symptômes d’ordre scolaire associé à une évaluation spécifique de ces jeunes absentéistes.
Objectifs :
• Faciliter la détection précoce de troubles psychiques émergents à l’adolescence chez les absentéistes scolaires avec la mise en place d’un programme de formation des professionnels de santé scolaire.
• Évaluer l’impact de ce programme auprès des jeunes, des familles et des professionnels.
• Analyser la satisfaction des jeunes, de leur famille et des professionnels du réseau aux différentes étapes du parcours d’évaluation, de soin, de suivi et de retour à la scolarité.
|
|
Action de prévention du cannabis
auprès des adolescents. |
Responsables scientifiques :
Pr Henri Chabrol, Professeur de psychopathologie à l’université Toulouse le Mirail, Ancien Psychiatre des Hôpitaux. Emeline Chauchard et Joël Mabila, étudiants en thèses de psychopathologie à l’Université Toulouse le Mirail.
Il s’agit de mettre en place une action de prévention du cannabis dans les lycées. Elle permettra de recueillir des informations sur la consommation de cannabis chez les adolescents et sur l’efficacité de l’action de prévention sur une durée de trois ans.
En France la consommation de cannabis chez les adolescents est un problème de santé publique. Les effets du cannabis entraînent de nombreuses conséquences, pouvant aller de l’accident sur la voix publique, à des difficultés sociales, scolaires, psychologiques ou familiales. Le risque de dépendance, longtemps minimisé, concerne environ un tiers des consommateurs.
Dans ce contexte, la mise en place d’actions de prévention est indispensable pour prévenir les risques liés à la consommation de cannabis, éviter les situations de prises de risques, les difficultés scolaires, et l’apparition d’une dépendance.
Un protocole est mis en place en tenant compte de l’importance de diminuer les représentations positives, et de celle d’augmenter les représentations négatives, et la perception du danger.
Le fort impact de l’influence des pairs sur la consommation de cannabis a aussi été pris en compte.
Objectifs :
· Mettre en place une action de prévention efficace ;
· Évaluer son efficacité ;
· A terme, après avoir formé des lycéens à l’action de prévention et à la discussion de groupe, réaliser un outil de formation indépendante, permettant de diffuser le programme de prévention à grande échelle et à moindre coût pour les établissements scolaires.
|
|
« Fratrie et anorexie
à l’adolescence » :
améliorer la prévention et
la prise en charge |
L’ANEP (Association Normande de Recherche en Psychologie), le laboratoire de « Psychologie des Régulations Individuelles et Sociales ; clinique et société » (PRIS) et l’hôpital d’Enfant du CHU de Rouen étudient le risque psychiatrique pour la fratrie, ainsi que la place du lien fraternel dans l’émergence et l’évolution d’une pathologie psychiatrique chez l’adolescent.
Ce sujet, très peu étudié jusqu’à ce jour, pourrait permettre d’identifier des pistes d’amélioration pour la prévention et le soin de l’anorexie mentale.
La recherche menée par l’équipe du Dr Priscille Gerardin vise à évaluer les réactions de l’adolescente anorexique et de sa fratrie adolescente, en particulier au moment d’une hospitalisation et à acquérir une meilleure connaissance de l’existence et/ou de la survenue de pathologies dans les fratries.
Objectif :
Etudier la manière dont les proches peuvent influencer et être influencés par la découverte et l’évolution d’une pathologie de la conduite alimentaire chez l’un des membres en se centrant sur les fratries dont un enfant est anorexique.
|
|
Dissonance des croyances
et attitudes des partenaires
éducatifs : quels effets sur le
sens du travail et les capacités
d’auto-régulation de l’élève ? |
Représentant deux contextes éducatifs essentiels et complémentaires, parents et enseignants jouent chacun un rôle déterminant dans la réussite scolaire et le développement des enfants et des adolescents. Cette étude vise à mieux comprendre l’influence d’une bonne collaboration famille/école sur le travail scolaire et comment l’engagement parental dans le suivi scolaire permet la mise en place de stratégies d’auto-régulation des élèves. Etudier la collaboration famille/école permet ainsi de cerner comment s’opère l’ajustement entre les parents et les enseignants dans le suivi scolaire des enfants et adolescents et comment s’articulent les valeurs de ces partenaires appartenant à différents contextes éducatifs.
Objectifs :
• Mieux comprendre la perception qu’enfants, parents et enseignants ont à l’égard des devoirs et leçons, voir le sens donné aux devoirs à la maison, notamment dans un contexte social où la pression sociale pour la réussite est très forte.
• Identifier les pratiques de participation parentale qui contribuent à augmenter la motivation des élèves dans la réalisation de leurs travaux scolaire et à améliorer leurs résultats ;
• Analyser les raisons qui motivent les parents pour s’impliquer dans le suivi scolaire de leur enfant.
Il s’agit par là même de montrer l’importance du suivi des devoirs et leçons en dehors de l’école comme élément explicatif de l’image de soi de l’élève comme sujet apprenant et de sa mobilisation scolaire, ceci afin de prévenir les risques de mal-être et de décrochage scolaire.
|
|
De la pédiatrie à la médecine
pour adultes : évaluer et optimiser
la transition des soins des jeunes
atteints de diabète de type 1.
Etude « Pass’age » |
Une prise en charge intensifiée des patients atteints de diabète de type 1 (traitement par l’insuline, surveillance, suivi fréquent, éducation et soutien par une équipe pluridisciplinaire) a un impact majeur sur l’amélioration du contrôle glycémique et la réduction des complications de la maladie. La pratique clinique montre que certaines périodes, en particulier autour de l’adolescence, sont délicates à gérer. La transition des soins de la pédiatrie à la médecine pour adultes comporte des enjeux médicaux (risque de rupture de suivi et de complications) et psycho-sociaux. Le projet « Pass’age » a pour but d’évaluer la situation actuelle afin de mieux organiser la transition et les modalités d’approche des soignants afin qu’elles soient plus adaptées aux besoins spécifiques des adolescents.
Objectif :
Optimiser les conditions du transfert pédiatrie/diabétologie adulte par une approche centrée sur les besoins spécifiques des adolescents.
Objectifs intermédiaires :
• Analyser les modalités actuelles du transfert et les attentes des patients.
• Évaluer les ruptures de suivi et leurs causes.
• Élaborer et valider un programme de prise en charge.
• Faire travailler ensemble les équipes de pédiatrie et de diabétologie pour adultes.
|
|
Le devenir des enfants
prématurés à l'étude |
Avec le soutien de la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent, l'Inserm se penche sur le devenir des enfants nés avant 33 semaines.
Outre de nombreux décès dans les premiers jours, les naissances très prématurées engendrent un risque important de séquelles neuromotrices, sensorielles et cognitives pouvant apparaître jusqu'à l'âge de la scolarité.
L'objectif est de connaître toutes les conséquences de ces naissances prématurées : handicaps neurosensoriels, difficultés scolaires, troubles du comportement et des apprentissages.
L'étude EPIPAGE a été mise en place en 1997 dans neuf régions de France auprès des services hospitaliers et des parents ; près de 2.600 enfants prématurés ont été suivis jusqu'à l'âge de 5 ans. Une enquête postale et une enquête auprès des Maisons Départementales pour les Personnes Handicapées permettent de compléter ce suivi à l'âge de 8 ans.
Le projet Epipage est en cours de réalisation et a déjà donné lieu à de nombreuses publications médicales.
|

|
Comprendre et
prendre en charge
l'épilepsie de l'enfant |
Améliorer les conditions de vie des malades, mieux prendre en charge et optimiser le dépistage précoce des éventuels déficits des enfants atteints d'épilepsie focale non idiopathique, tel est l'objectif du projet coordonné par l'équipe du Dr. Arzimanoglou (Service de neurologie pédiatrique et des maladies métaboliques de l'hôpital Robert Debré, Paris) et du Dr. Scania de Schonen (CNRS) en collaboration avec d'autres équipes du Centre Thématique de Recherche et de Soins IDEE de Lyon ( www.blog-idee.org ). Ce projet est soutenu par la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent.
Les équipes d'experts en épileptologie, en neurosciences cognitives et en imagerie cérébrale emploient tous les moyens nécessaires pour approfondir la connaissance des anomalies cérébrales et des troubles cognitifs associés à ces épilepsies.
Au cours du projet, des études en imagerie cérébrale fonctionnelle et sur le développement des compétences socio-perceptives ont été réalisées. Leur analyse est en cours. Les résultats permettront de mieux définir des programmes de rééducation destinés aux enfants malades et de mieux détailler les critères d'une intervention chirurgicale.
|

|
Mieux traiter l'anorexie
mentale enfantine en
préservant la famille. |
Les psychiatres de l'Hôpital Robert Debré se sont penchés sur la question du traitement à domicile des enfants et des adolescents souffrant d'anorexie mentale. En effet, préserver l'environnement familial de l'enfant ou de l'adolescent semble améliorer son traitement et assurer son développement naturel ; ceci même dans certaines formes intenses du trouble.
L'objectif du projet soutenu par la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent est de créer un nouveau modèle thérapeutique qui permettra aux enfants et aux adolescents d'être hospitalisés à domicile. Une étude de trois ans est donc menée par le service de Psychopathologie de l'Enfant et de l'Adolescent de l'Hôpital Robert Debré auprès de patients de 10 à 16 ans hospitalisés ou suivis en ambulatoire.
|

|
Prévenir le
« mal-être scolaire »
|
Une étude menée dans 6 écoles primaires et 6 collèges de la région Midi-Pyrénées vient de montrer que la réussite scolaire est liée à la façon dont les élèves perçoivent le soutien parental.
Soutenue par la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent et menée par le laboratoire « Psychologie du Développement et Processus de Socialisation » de l'Université de Toulouse Le Mirail, cette étude se consacre aux devoirs des élèves à la maison et à leurs capacités d'organiser leur travail individuel. Elle s'inscrit dans un projet qui vise à améliorer la collaboration entre la famille et l'école, à prévenir le mal-être, le décrochage scolaire et à lutter contre les inégalités.
Le projet avance quelques conclusions sur l'autonomie des élèves et leur désir de réussir : il montre que les élèves socialement défavorisés, notamment de ZEP, ont plus de difficultés à s'organiser, à se concentrer et à se motiver, mais considèrent néanmoins leurs devoirs comme un moyen de mieux aimer l'école.
|

|
Améliorer la vie
des enfants
handicapés moteurs
et réduire les coûts
thérapeutiques. |
L'Unité de Recherche sur les Mouvements Anormaux de CHU de Montpellier travaille sur la conception et la réalisation d'une électrode de stimulation cérébrale profonde spécifique du GPi moteur.
Les syndromes dystono-dyskinétiques font partie des désordres moteurs d'origine cérébrale. Ils se caractérisent par la contraction involontaire d'un ou plusieurs groupes musculaires. Ces contractions peuvent mettre en danger la vie de la personne ou constituer pour elle un handicap permanent.
Une technique neurochirurgicale a été mise au point à Montpellier pour traiter ces syndromes. Elle consiste à implanter des électrodes de stimulation dans un noyau gris du cerveau impliqué dans l'organisation du mouvement.
Le projet soutenu par la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent a pour objectif d'optimiser le design des électrodes de simulation cérébrale profonde afin de déterminer le volume optimal de stimulation. Les applications cliniques de cette technique permettront d'améliorer significativement la vie des patients atteints de ce syndrome.
|

|
"C.R.E.A.T.I.V.E." |
Comprendre, Respecter, Ecouter l'Autre : Travailler, Imaginer pour Vivre Ensemble.
L'objectif de C.R.E.A.T.I.V.E. est d'améliorer la qualité de vie des écoliers en situation de handicap en faisant évoluer le regard de l'entourage.
La situation de handicap résulte de l'action du milieu sur l'âge, le sexe, le type et la nature du handicap. Des travaux antérieurs (Triandis, Rosenbaume, Féard) ont montré que l'environnement facilite l'intégration scolaire.
Par une approche interdisciplinaire (informations, débats, réflexions, élaboration des productions par des élèves, organisation de manifestations diverses…), le projet analyse comment les enfants handicapés communiquent avec leurs camarades valides et les enseignants.
Les résultats permettront d'informer les pédagogues et de sensibiliser le grand public à la situation des élèves touchés par les maladies chroniques handicapantes et de réaliser un kit d'éducation civique destiné aux enseignants.
Une fois évalué et complété par l'étude, le projet soutenu par la Fondation Wyeth sera étendu au niveau académique, puis national et européen.
|

|
| "Histoire d'en parler" |
Le deuil est une épreuve dure à vivre et à exprimer. Avec le soutien de la Fondation Wyeth, le Réseau Enfant Do de l’Hôpital des Enfants de Toulouse propose des ateliers destinés à aider les enfants et les adolescents ayant perdu un frère ou une sœur.
L’accompagnement des frères et sœurs
Agés de 6 à 18 ans, ces jeunes endeuillés cherchent souvent à protéger leurs parents, meurtris par la perte d'un enfant. Leurs questions restées sans réponse, leurs peines inexprimées ont besoin d’un espace d'écoute, d’un moment de partage ; ils les trouvent dans les activités créatives qui leurs sont proposées, découvrant ainsi une façon d'avancer.
« Tristesse, jalousie, haine, amour... »
Ces sentiments - qu’ils sont souvent seuls à porter - gagnent à être partagés : c’est pourquoi, chaque mois, deux thérapeutes proposent des temps de libre parole, dessin, création, jeu, pour favoriser l’expression de leurs ressentis et de leurs émotions.
|


|